Se remettre à écrire.
J’ai parfois peur de perdre cette habileté, si tant est que j’ai un jour réellement eu un quelconque talent pour le récit. Mais c’est une des rares crédits que je souhaiterais m’accorder s’il ne fallait en choisir qu’un. Aimer les mots, aimer jouer avec.
Il faut dire que j’ai autant confiance en moi qu’en ces matins où tout commence bien et où l’on fini fatalement par se brûler avec son café ou se coincer un doigt dans le grille-pain. Mais j’ai appris à vivre avec. Comme j’ai appris à vivre avec le fait d’être un garçon timide et reservé, mais qui n’hésitera pas à en faire des tonnes pour que ça passe inaperçu. On me l’a souvent reproché, sachez que je ne changerai jamais, je considère ça comme part intégrante de ma personnalité.
On me perçoit rarement comme ça, preuve que l’art du camouflage pratiqué pendant des années fini toujours par tromper son monde. J’ai horreur de me plaindre et de montrer une face moins bright de moi. Vous me verrez rarement attaquer une journée par un “Non vraiment aujourd’hui c’est pas mon jour” en réponse à votre poli “Ca va ?”. Il n’en demeure pas moins qu’il est des jours où j’ai plutôt envie de faire les soldes rayon corde chez Decathlon plutôt que d’envoyer des arc-en-ciel de partout. J’ai juste toujours peur d’emmerder mon entourage. Alors j’ai tendance à plutôt écouter les histoires des autres que d’exposer les miennes.
Je reconnais aussi qu’il est des fois où même la plus forte des soupapes ne peut plus résister et où il faut que je vous parle. A vous. Vous, rencontres lumineuses qui vous posez ponctuellement sur mon chemin. Vous à qui j’oublie sûrement trop souvent de dire combien vous êtes importants à mes yeux et comment je ne pourrais tracer ma route sans vous. Ce post est sans doute un peu pour moi mais beaucoup pour vous. Pour nos soirées, pour nos rires, pour nos coups de gueule, pour nos textos futiles, pour nos étreintes… Pour tout ce que vous faites pour moi sans foncièrement vous en rendre compte.
Vous êtes moi, je suis vous ♥